Iskusstvo rabochikh [L'art des travailleurs].
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BRODSKY (Moïsei), PUNIN (Nikolaï).

Iskusstvo rabochikh [L'art des travailleurs].

Iskusstvo rabochikh [L'art des travailleurs].
Leningrad, Izdanie Gosudarstvennogo Russkogo Museya [Éditions d'État des Musées Russes], 1928.
18 x 13,5 cm, 72 p., 14 illustrations en noir et blanc dont 4 hors-texte. Broché, couverture typographique constructiviste par Moïsei S. Brodsky, petit pli angulaire, deux tampons au dernier plat (Lenkniga Magazin n°61).
1 000,00 €

Édition originale, seul tirage, à 3000 exemplaires. Couverture constructiviste originale et mise en page de Moïsei Brodsky. Tout au long des années 1920 en URSS, les clubs de formation artistique en amateur destinés aux travailleurs (IZORAM : Izobrazitelnoe iskusstvo rabochei molodezhi, Les arts plastiques des jeunes travailleurs) jouent un rôle politique, esthétique et didactique important. Mis en place par les Centres régionaux d'éducation politique (Gubpolitprosvet) dès 1923, leur mission est de donner aux classes populaires l'accès à une culture artistique et de leur permettre de se l'approprier. Derrière l'idéal de création d'un Homme nouveau et d'abolition des frontières entre l'art et la vie quotidienne, ces clubs sont un outil stratégique d'éducation et de propagande de l'État. Lorsque Moïsei Brodsky, peintre cubo-futuriste et graphiste, prend la direction de ces groupes, il les unifie sous un programme commun (plus orienté vers les arts appliqués, le design, les affiches d'agit-prop) et organise de grandes expositions itinérantes. A l'occasion d'une de ces expositions, en 1928, le Musée russe d'État de Léningrad édite un catalogue, introduit par le célèbre critique d'art Nikolaï Punin, qui voit en ce mouvement un renouveau esthétique inspirant. Il réunit des textes critiques (Vsevolod Voïnov, Sergei Isakov, Moïsei Brodsky) retraçant l'histoire d'IZORAM, ses principes fondateurs et ses perspectives, ainsi qu'une sélection d'oeuvres exposées. Les illustrations sont l'unique témoignage du contenu de l'exposition, la plupart des mille oeuvres envoyées par soixante clubs ayant disparu.